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21 juin 2024

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Déclaration de la CEF sur le résultat des élections européennes

 » Le résultat des élections européennes est un symptôme de plus d’une société inquiète, douloureuse, divisée. La dissolution de l’Assemblée nationale a placé notre pays dans un trouble inattendu. Comme tous nos concitoyens, nous, catholiques, avons à exercer notre responsabilité démocratique.  » Retrouvez la déclaration ci-dessous :

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[Regards sur la marche vers Pâques ] Le Saint-Sépulcre de Chaource
28 mars

[Regards sur la marche vers Pâques ] Le Saint-Sépulcre de Chaource

Sixième semaine de Carême

Dommage, la lettre U est déjà utilisée pour désigner une chaine de magasins, essayons la, toutefois pour dire notre foi pascale : « ABAISSÉ – ÉLEVÉ».           

À toi qui dois attendre avec impatience ton baptême, durant la nuit de Pâques. À toi qui accompagnes depuis 1 an, 2 ans, 3 ans, celle ou celui ou ceux qui marchent vers les sacrements d’initiation, durant la nuit de Pâques. À toi qui te prépares à proclamer la foi en Jésus ressuscité, avec toute ta communauté paroissiale, au cœur de la nuit de Pâques, permets que chaque semaine, avant cette vigile pascale 2023, je vienne, à partir d’œuvres d’art : sculpture, peinture, vitraux, t’aider, moi aussi, à préparer cette profession de foi à venir, en Jésus, Christ, le Fils de Dieu.

P. Henri  IMBERT

Parabole : une antenne.
Parabole : une histoire racontée par Jésus.
Parabole : une courbe plane, symétrique par rapport à un axe. C’est peut être aujourd’hui, dans cette 6ème catéchèse que cette représentation sous la forme d’un « U » va prendre tout son sens.

« Au début, je n’ai pas compris pourquoi ce « U », m’a-t-il été rapporté. En voici, me semble-t-il, une illustration qui va te permettre de découvrir ce « U » pour dire ABAISSÉ – ÉLEVÉ.

Si je te dis CHAOURCE, le nom d’une commune du département de l’Aube, immédiatement envisages-tu son célèbre fromage A.O.P. au lait de vache, moulé à la louche ?

Mais cette même commune offre aussi à ceux qui s’intéressent au patrimoine religieux une œuvre exceptionnelle datée du XVIème siècle. 1515 exactement ; … il n’y a pas que la bataille de Marignan ! Il y a aussi la mise en place de cette sculpture : la plus belle MISE AU TOMBEAU d’Europe ( !) dit la présentation de ce chef d’œuvre au réalisme saisissant.

Que d’émotion devant ce saint sépulcre présent dans cette église paroissiale sous le vocable de Saint Jean Baptiste ! Il a été placé dans la chapelle sépulcrale des donateurs, manière pour eux de témoigner de leur confiance en leur propre salut.

Autour du gisant, allongé, étendu sur un linge, 7 personnages unis et assemblés dans une même attitude : celle de la douleur ressentie en présence du Christ mort. Tous le fixent du regard. La Vierge et Saint Jean se tiennent à la hauteur de la tête du Christ.

(Jn 19/25-27) « Voyant ainsi sa mère et près d’elle le disciple que Jésus aimait, Jésus dit à sa mère : « Femme voici ton Fils ». Il dit ensuite au disciple : « voici ta mère » »
Les trois saintes femmes, côte à côte, s’alignent, légèrement en retrait, le long du corps du gisant.

(Mc 15/40-41) « Il y avait aussi des femmes qui regardaient à distance et parmi elles Marie de Magdala, Marie la mère de Jacques le Petit et de José et Salomé, qui le suivaient et le servaient quand il était en Galilée ».
L’une est porteuse des aromates et l’autre de la couronne d’épines.

Et les deux ensevelisseurs attendent, immobiles, avant d’accomplir les derniers gestes de leur tâche funèbre.

Nicodème vint aussi, lui qui naguère était allé trouver Jésus au cœur de la nuit

(Jn3/1-2) 

« Le soir venu, arriva un homme riche d’Arimathie (remarquer la besace … diaconale ?) nommé Joseph, lui qui aussi était devenu disciple de Jésus … Prenant le corps, Joseph l’enveloppa dans un linceul propre et le déposa dans le tombeau tout neuf qu’il s’était fait creuser dans le rocher »

(Mt 27/57-60)

Dans le clair obscur de cette chapelle sépulcrale, nous voici confrontés à l’immensité de la douleur  humaine et la résignation dignement acceptée, exprimée par une profonde tristesse.

Et qu’en est-il de mon « U » ? Certes, je ne l’ai pas oublié, mais je suis allé trop vite dans le grand désir qui était le mien de te mettre en présence de ce chef d’œuvre sculpté dont tu dois sentir qu’il t’invite, qu’il m’invite, qu’il nous invite à nous mettre en présence du grand mystère qu’est notre mort à venir ou la mort de ceux qui nous furent proches ainsi que de leur Au-delà.  Aussi je te propose d’entrer dans cette église Saint Jean Baptiste de CHAOURCE. Entrons par la petite porte de l’ouest, sous l’orgue. Prenons l’allée latérale gauche qui va nous permettre de remonter toute la longueur de la nef. Nous arrivons devant une porte basse qui nous invite à descendre quelques marches.

Nous voici en présence de cette MISE AU TOMBEAU ci-dessus décrite. Prenons le temps du silence. Prenons le temps de la contemplation. Prenons le temps, si c’est là une attitude qui t’est familière, de la prière. « Je crois … qu’il a souffert sous Ponce Pilate, a été crucifié, est mort et a été enseveli … » Les mots de la communauté chrétienne à chaque rassemblement dominical et qui seront de nouveau les mots de notre profession de foi baptismale lors de la veillée pascale. Prendre le temps …

Cette mise au tombeau peut nous faire nous souvenir de la réflexion de Marie, sœur de Lazare, entendue dimanche dernier durant la lecture de l’évangile. « Si tu avais été là, mon frère ne serait pas mort » (Jn 11/32) Point. Point final ? Si Dieu avait été là, son Fils aurait-il pu ne pas mourir ? Une œuvre exceptionnelle sur le plan artistique, mais sans espoir sur ce qu’elle nous propose ? Non ! Non car sur le côté droit, dans cette crypte obscure, quelques marches et une autre porte.

Mais avant, marquons un temps d’arrêt. Levons les yeux vers notre droite et remarquons la fresque ici présente. Un jardin - un arbre - une femme, genoux fléchis - un homme avec une bêche. Tous les éléments sont là pour illustrer la rencontre de Jésus avec Marie Madeleine, qu’elle prend, dans un premier temps pour le jardinier. « Femme pourquoi pleures-tu ? » - « Marie » - « Rabbouni » - « Va trouver mes frères … » - « J’ai vu le Seigneur ». (Jn 20/13-18)

Montons ces marches. Nous voici dans le chœur de l’église, tout à proximité de l’autel, là même où, à chaque eucharistie nous affirmons : « nous annonçons ta mort, Seigneur Jésus, nous proclamons ta résurrection, nous attendons ta venue dans la gloire ».

ABAISSÉ– ÉLEVÉ. C’est ce que nous professons du Christ : « Il commença à leur enseigner qu’il fallait que le Fils de l’Homme souffre beaucoup, qu’Il soit rejeté par les Anciens, les Grands Prêtres et les Scribes, qu’Il soit mis à mort et que trois jours après, Il ressuscite ». (Mc 8/31) Ce Fils a bien été abaissé par les hommes, mais voici qu’au matin de Pâques, le Père l’a levé afin qu’il retrouve la place qui est la sienne, à sa droite, de toute éternité.

En même temps, de par la réalisation, grâce aux donateurs, de cette œuvre, voici que notre itinéraire, à nous aussi, vient de nous faire vivre ce même ABAISSÉ – ÉLEVÉ. Descente puis remontée mais pour un autre passage : notre Pâques. Démarche symbolique qui nous associe au passage accompli par le Christ, de sa vie terrestre à la gloire, par la croix sur laquelle il a été élevé.

Démarche symbolique comme se le sera pour le baptême de la veillée pascale dans quelques heures. Descente dans la piscine baptismale pour une immersion, puis remontée pour se laisser emplir du souffle de vie, l’Esprit. Nouvelle naissance : passage de l’eau au souffle, à l’égal du Fils qui au jour de son propre baptême est descendu dans l’eau, et, insiste le récit évangélique, est remonté de l’eau, tandis que l’Esprit descendait sur Lui sous la forme d’une colombe et que la voix du Père se faisait entendre : « Celui-ci est mon Fils bien aimé ». C’est bien ce grand « U » que nous venons de vivre : ABAISSÉ – ÉLEVÉ.

Texte : Père Henri Imbert pour le diocèse de Meaux

Semaine écologie intégrale : deuxième édition haut en couleurs à l’Icam, site de Grand Paris Sud
5 décembre

Semaine écologie intégrale : deuxième édition haut en couleurs à l’Icam, site de Grand Paris Sud

ÉCOLOGIE INTÉGRALE ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR GRAND PARIS SUD
28 Nov 2023

Les étudiants en 3e année de l’Icam, site de Grand Paris Sud, ont vécu une semaine intense en octobre, centrée sur des thématiques variées telles que la biodiversité, l’énergie, ainsi que les enjeux géopolitiques et socio-économiques liés au changement climatique. Cette immersion a été enrichie par un éventail d’activités comprenant des ateliers interactifs, des débats, des conférences animées par des experts et divers ateliers pratiques.

Laudato Si’ au cœur de deux conférences

La semaine de l’écologie intégrale a été marquée par l’inspiration de Laudato Si’ avec des interventions clés.

Laudato Si’ est une encyclique du pape François publiée en 2015, abordant des questions environnementales et sociales, appelant à une action mondiale pour protéger la planète, lutter contre le changement climatique et promouvoir la justice sociale. Cette lettre apostolique met en lumière l’interconnexion entre l’écologie, l’économie, la politique, la société et la spiritualité, appelant à une conversion écologique et à un changement de mode de vie pour préserver notre maison commune.

Nos élèves en présence de Xavier de Bénazé, père Thomas Chassaing, et une partie de l’équipe Laudato Si du diocèse de Meaux 
Conférence du Père Charles Andriamparany Tiano Rado

Deux conférences inspirées par cette encyclique ont marqué la semaine : la première, menée par Xavier de Bénazé, spécialiste en éco-théologie et transition écologique, plongeait dans la transition écologique avec une dimension spirituelle profonde, tandis que la seconde, animée par le Père Charles Andriamparany Tiano Rado, docteur en philosophie et vicaire du Pôle Missionnaire de Meaux, explorait la conversion personnelle et l’action pour rétablir l’harmonie avec la nature. En parallèle, des étudiants ingénieurs en formation apprentissage ont partagé leurs réalisations concrètes pour le bien commun, issues de leur “Mission Écologie Intégrale” estivale. Ces deux conférences ont offert aux étudiants une perspective enrichie sur leur rôle en tant qu’acteurs du changement écologique ! 

Une semaine riche en activités

Parmi les autres moments forts : une sortie à l’Espace Naturel de la Motte à Moissy-Cramayel pour découvrir la biodiversité en partenariat avec Seine-et-Marne Environnement, la réalisation de l’atelier “la fresque numérique” avec mC2i animée par Thibaut Ruiz, diplômé de l’Icam de Grand Paris Sud en 2022 et consultant en transition numérique chez mc2i, ainsi que la mise en place d’un “atelier 2 tonnes”, un serious game pour comprendre les leviers de réduction de l’impact carbone et passer à l’action. 

Audrey Miclard, Directrice Développement Durable chez Kiloutou, est également intervenue pour partager son expérience sur la démarche Développement Durable au sein de son entreprise, offrant aux étudiants un exemple concret de leur future contribution en tant qu’ingénieurs ou salariés pour agir sur le climat.

De plus, une restitution de la semaine s’est déroulée à travers des activités créatives et artistiques, axées sur la reconnexion à soi à travers les émotions.

En résumé, cette semaine vise à fournir aux ingénieurs Icam les compétences et les connaissances nécessaires pour devenir des acteurs engagés dans un monde en constante évolution ! 

Chaque année, ils auront ainsi l’opportunité d’explorer transversalement cette thématique au sein de leurs enseignements, réfléchissant aux actions actuelles et futures au service de tous.

Nous remercions tous les intervenants pour leur présence précieuse ! 

Chantier Laudato Si du centre Spirituel des Carmes d’Avon
26 septembre

Chantier Laudato Si du centre Spirituel des Carmes d’Avon

Le Centre Spirituel des Carmes d'Avon a proposé cet été une retraite pour jeunes, intitulée "Chantier Laudato Si'". Frère Jean-Alexandre qui a animé cette semaine avec le frère Jean-Baptiste nous présente cette initiative.

D'où vient cette idée d'un chantier laudato si ?

Depuis 2013, nous proposons chaque été une retraite pour les jeunes intitulée 'chantier de la foi'. L'idée est d'inviter des jeunes à faire une retraite qui soit adaptée à leurs désirs et besoins : plus de convivialité, tarif adapté, travail manuel, dimension festive ; mais avec des enseignements spirituels consistants. Des dizaines de jeunes y ont participé depuis presque 10 ans ! Depuis 2020, notre communauté cherche davantage à honorer le jardin et à travailler aux transformations écologiques (tri, compost, plantations, énergie, etc). Nous essayons aussi de proposer des activités en ce sens et c'est pourquoi le chantier de la foi a été rebaptisé cette année chantier laudato si !

Depuis 2020, notre communauté cherche davantage à honorer le jardin et à travailler aux transformations écologiques

frère Jean-Baptiste

Qui y a participé cet été ?

Nous visons les étudiants et jeunes professionnels donc la tranche d’âge 18-35 ans. Cette année, ils étaient 5, âgés de 21 à 32 ans à venir participer à cette retraite qui a eu lieu dans notre Centre Spirituel d'Avon du 21 au 26 août. La plupart viennent de région parisienne.

 Que proposez-vous ? Cette semaine est articulée en deux temps ; la matinée vécue dans un climat de prière et de partage : après l'office du matin, temps d'enseignement, temps personnel et temps de partage. L'après-midi laisse place au travail qui s'est concentré cette année dans le jardin : désherbage, aménagements, cueillette, ... Suit le temps de prière du soir. Les enseignements ont à la fois ciblé les fondamentaux de la vie spirituelle (prière personnelle, lectio divina, ...) et la coloration Laudato si (louange, création, fraternité).

Qu'ont découvert les participants?

Certains étaient venus pour faire une retraite jeunes, d'autres pour la dimension écologique ; chacun a pu élargir ses perspectives et découvrir d'autres horizons. Le fait qu'ils soient logés dans la "bergerie" qui est au fond de notre parc permet d'être davantage dans ce beau cadre naturel et de goûter la beauté de la création. Ils devront maintenant faire fructifier ces dons chez eux, dans leur vie quotidienne.

Et vous, dans votre vie religieuse, quelle importance accordez-vous à l'écologie intégrale ?

Je crois que nous sommes tous en train de prendre davantage conscience qu'il ne s'agit pas d'un sujet de mode ou d'une option. L'encyclique du Pape anticipe les mutations que nous observons sous nos yeux. Nous cherchons à être des hommes de Dieu, à la fois les pieds sur la terre de notre maison commune, et ouverts au Ciel qui est notre destinée. C'est en étant fidèles dans le soin des petites choses de la terre que nous nous disposons à recevoir la responsabilité de plus grandes ; c'est le chemin pour entrer dans la joie de notre Maître selon la parabole des talents (Mt 25). Chacun a sa petite responsabilité à assumer pour que la création demeure à l'image du Créateur !

propos recueilli par l'équipe Laudato SI