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Entretien avec Mgr Jean-Yves Nahmias, Évêque de Meaux
Publié le 04/05

Mgr Nahmias aborde la guerre en Ukraine, la nomination du nouvel évêque auxiliaire, les ordinations de juin 2022 et les finances du diocèse.
Découvrez cet entretien.




L’actualité est marquée par la guerre en Ukraine. Comment l’Église catholique en Seine-et-Marne peut-elle se mobiliser pour aider les personnes touchées par la guerre ?

Les catholiques de notre diocèse sont fortement mobilisés dans une solidarité effective. Il s’agit non seulement d’une mobilisation portée par les chrétiens, mais aussi d’un engagement partagé localement avec nos concitoyens. Nous avons donc à soutenir les initiatives locales.

De nombreux catholiques s’associent concrètement aux collectes de dons organisées par les associations et les municipalités, comme à Melun, Fontenay-Trésigny, Bussy-Saint-Georges, Meaux. À Dammarie-les-Lys, l’envoi de médicaments, vêtements, produits d’hygiène et nourriture s’est fait en lien avec l’Église polonaise locale.

Des familles ukrainiennes réfugiées sont accompagnées à Lagny, Claye-Souilly, Crécy, Esbly, Moissy-Cramayel, Savigny-le-Temple. Cet accompagnement se matérialise par des cours de français, des colis
d’urgence, l’accès à l’épicerie sociale, l’ouverture de lignes téléphoniques pour rester en contact avec la famille en Ukraine, l’accompagnement pour le suivi à l’hôpital, la préparation de logements d’accueil, l’hébergement de familles, etc.

Nous croyons en la puissance de la prière, en ce domaine comme dans tous les domaines de la vie ! Nous pouvons nous inspirer de la belle prière de saint François d’Assise (voir page suivante).

Comment prier pour la paix ?

« Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix.

Là où est la haine, que je mette l’amour.

Là où est l’offense, que je mette le pardon.

Là où est la discorde, que je mette l’union.

Là où est l’erreur, que je mette la vérité.

Là où est le doute, que je mette la foi.

Là où est le désespoir, que je mette l’espérance.

Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière.

Là où est la tristesse, que je mette la joie.

Ô Seigneur, que je ne cherche pas tant à être consolé qu’à consoler,
à être compris qu’à comprendre, à être aimé qu’à aimer.

Car c’est en se donnant qu’on reçoit, c’est en s’oubliant qu’on se retrouve,
c’est en pardonnant qu’on est pardonné,
c’est en mourant qu’on ressuscite à l’éternelle vie. »

Demandons avec insistance à Dieu
de faire de chacun de nous un instrument de sa paix.

Que change pour vous et pour le diocèse de Meaux la nomination de Mgr Guillaume de Lisle comme évêque auxiliaire ?

Mgr Guillaume de Lisle, prêtre du diocèse et vicaire général, est devenu, par le choix du pape François, évêque auxiliaire du diocèse de Meaux. Je me réjouis de cette décision du pape ! J’ai confié à Mgr Guillaume de Lisle une délégation générale sur le diocèse. À côté de cette charge qui le mobilise déjà beaucoup, je lui ai confié plusieurs charges personnelles : la pastorale de l’enfance et des jeunes et l’accompagnement des familles, la pastorale des familles, les missions paroissiales, l’accompagnement des prêtres étrangers, la communication. Bien sûr, je continue à m’investir dans ces domaines prioritaires pour notre diocèse.

Trois futurs diacres permanents pour le diocèse de Meaux Dimanche 16 octobre à 15h30

Dominique Bourgeois habite à Crégy-lès-Meaux. Avec Isabelle, son épouse, ils ont quatre filles. Âgé de 55 ans, Dominique est enseignant à Meaux, au lycée Henri Moissan.

Mathieu Demange demeure à Meaux. Marié à Nadège, ils ont quatre jeunes enfants, trois garçons et une fille. Âgé de 40 ans, Mathieu enseigne la physique en classe préparatoire au lycée Henri Moissan.

Pierre Herpin réside à Chaintreaux, près de Nemours. Avec Céline, son épouse, ils ont quatre jeunes enfants, 3 filles et un garçon. Âgé de 43 ans, Pierre travaille dans une société de gestion financière à Paris.

Parlez-nous des jeunes hommes qui seront ordonnés prêtres en juin prochain.

Le dimanche 26 juin 2022 à 15h30, en la cathédrale de Meaux, j’ordonnerai prêtres François-Olivier Larcher et Grégoire Oliveira Silva, deux hommes originaires de Seine-et-Marne. Ce jour-là, j’ordonnerai également diacre en vue du sacerdoce Vianney Audurieau. Vianney est membre des Missions Étrangères de Paris ; lorsqu’il sera prêtre, il sera envoyé en mission dans une Église d’Asie. Je suis heureux qu’un jeune seine-et-marnais donne sa vie pour annoncer l’Évangile dans ces pays lointains qui ont besoin, comme nous, d’entendre l’annonce de l’amour de Dieu pour tous. Le 26 juin, venez nombreux pour les accueillir avec chaleur ! Nous n’oublions pas non plus les trois hommes que j’ordonnerai diacres permanents le 16 octobre à 15h30 en la cathédrale de Meaux. Là aussi, soyez nombreux à venir les encourager et les soutenir !

Pourquoi vous intéressez-vous personnellement à l’équilibre des finances du diocèse ? Pourquoi est-il vital que chacun d’entre
nous aide à trouver de nouveaux donateurs ?

Ma mission première comme évêque est l’évangélisation. Cette mission, je la porte avec tous les baptisés du diocèse. Parmi ces baptisés, il y a les prêtres qui sont mes collaborateurs directs, des laïcs qui reçoivent une mission particulière pour l’annonce de l’Évangile et d’autres pour l’administration du diocèse. Il est de mon devoir de leur assurer des traitements et salaires décents. L’évangélisation nécessite des moyens humains et matériels qui ont un coût. C’est pourquoi l’équilibre économique de notre diocèse est au cœur de ma responsabilité. Je dois veiller à l’équilibre des dépenses et des recettes. J’ai une double conviction : tout d’abord notre vitalité pastorale et missionnaire se traduit rapidement dans une belle générosité des croyants et, d’autre part, je sais qu’il sera vraisemblablement plus difficile pour l’Église catholique demain, c’est à-dire dans une décennie ou deux, d’arriver à équilibrer ses comptes. C’est pourquoi nous devons prendre soin dès aujourd’hui de nos locaux et des églises dont nous avons la charge.

Je souhaite vous faire part d’une inquiétude : nous n’avons pas assez de donateurs au denier de l’Église. Lorsque je visite un pôle missionnaire, une paroisse, il y a beaucoup de monde et il y en a de plus en plus. Pourtant, nous sommes un des diocèses de France qui compte le moins de donateurs par nombre d’habitants. Si vous n’êtes pas donateur au denier, merci de le devenir ! Ce n’est pas d’abord le montant du don qui importe, mais c’est le nombre de donateurs et de dons. Je me permets d’ajouter que les fidèles qui font un legs, une donation ou qui désignent le diocèse comme bénéficiaire de leur assurance-vie, apportent un soutien inestimable. Ils nous permettent d’investir sur des projets à long terme comme la construction de nouvelles églises.

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