j'aide mon Eglise je m'abonne à la lettre d'information         infideo.fr
La famille Baudot, de Férolles
Publié le 15/11

Patricia Baudot l’affirme d’emblée : « Respecter la nature, c’est respecter Dieu ! ». Pourtant le lien entre ces deux piliers de sa vie, Patricia ne l’a trouvé que récemment, par l’encyclique Laudato Si, et l’accueil qu’elle a reçu dans les milieux non-croyants dans lesquels elle est engagée.

Originaire de Férolles, mariée et mère de trois enfants, Patricia est tombée dans la « marmite nature » dès son enfance : par les jeux dans la forêt toute proche, mais aussi par deux années d’école dans cette même forêt, en CM1 et CM2 ; dans le bouleversement des années post-soixante-huitardes, c’était chose possible grâce à une maîtresse jeune et « originale ». Cette expérience si heureuse de son enfance fut décisive. Quant à son engagement en Église, Patricia l’a décidé plus tardivement, en voyant l’église de son petit village désaffectée ; elle s’est alors proposée pour prendre le relais de la participation à l’EAP du secteur, puis a accepté une responsabilité dans l’accompagnement des obsèques, et le caté des enfants en CE2.

Patricia ne s’était jamais vraiment intéressée au lien entre ces deux pans de son existence. Avant la parution de Laudato Si, c’était un état de fait : dans les associations laïques de préservation de l’environnement, le sujet religieux était tabou ; et de l’autre côté, dans l’Église, l’écologie suscitait peu d’intérêt, voire pas du tout. Mais la lecture de l’encyclique du pape François l’a bouleversée : « Enfin, je m’y retrouvais ! Le lien est devenu évident ! J’ai compris qu’il y avait beaucoup de passerelles entre les deux, que mes deux engagements étaient profondément unis, qu’ils n’en faisaient qu’un seul ! ».

Ce premier moment fut suivi d’un second constat, non moins important : dans les milieux écologiques, le regard sur l’Église a changé : « Maintenant, on peut parler de Dieu ! Ils se rendent compte que les valeurs qu’ils portent sont aussi des valeurs chrétiennes, et que l’Église est engagée sur le même terrain. Et de même dans l’Église, depuis la parution de l’encyclique, on peut parler environnement et écologie. »

Car Patricia a maintenant une longue expérience, qu’elle poursuit en famille dans les divers domaines de sa vie : le potager en permaculture, lieu de beauté et de repos, les poules, les achats en vrac (sans emballage à jeter), la participation à une AMAP, le terrain attenant au potager « tondu » par deux brebis ouessanes, c’est-à-dire sans consommation d’énergie et avec l’apport d’un engrais naturel pour la terre ; de plus, comme les 600 mètres carrés ne suffisent pas tout à fait, les brebis sont « prêtées » à des habitants du village, ce qui donne l’occasion d’échanges amicaux. La famille Baudot est engagée dans la démarche « zéro déchet » : actuellement, les ordures ménagères de 2 mois représentent à peine un sac de vingt litres, pour une famille de cinq personnes en moyenne.

Patricia est aussi présidente d’une association de préservation de cours d’eaux, et participe, entre autres, à certaines rencontres du groupement local des Colibris (mouvement national, initié par Pierre Rahbi)

Un conseil ? Un encouragement ? Patricia vous orientera aussitôt vers les ateliers participatifs à la FRESQUE du climat (https://fresqueduclimat.org/) et à la FRESQUE de la renaissance (https://www.renaissanceecologique.fr/) : des démarches à vivre en famille pour comprendre l’évolution climatique et inventer les solutions pour demain. Récemment proposé par les Colibris, cet événement peut être organisé facilement à la demande.

N’hésitez pas à nous contacter, car « protéger la création, c’est aimer le Créateur ! » : baudot.lefournil@club-internet.fr

L’équipe de veille Laudato Si 77
laudatosi@catho77.fr

  • Document(s)