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Jean-Baptiste et Maximilien reviennent sur le pèlerinage des séminaristes à Rome
Publié le 23/09

Durant le pèlerinage des séminaristes et jeunes hommes en démarche vocationnelle à Rome, en août dernier, Jean-Baptiste et Maximilien ont eu la joie d’être admis comme candidats au sacerdoce, le vendredi 28 août à Saint-Paul-Hors-les-Murs.

Témoignage de Jean-Baptiste

À mon tour, je voudrais prendre la parole, ou plutôt la plume, pour témoigner de ce que j’ai reçu pendant ce pèlerinage à Rome. Je suis Jean-Baptiste, séminariste pour le diocèse de Meaux, entrant en troisième année - première année de théologie - et actuellement en insertion paroissiale sur le pôle missionnaire de Meaux.

Si une chose m’a frappé pendant ce pélé, c’est bien l’ambiance ! Bien que je n’aie jamais rencontré auparavant la majorité des jeunes du Service des Vocations (SDV), ce fut comme si je les avais toujours connus ! Dès le début, j’ai été mis en confiance par l’ouverture des uns et des autres, la simplicité de contact et d’écoute mutuelle. Cet esprit est resté pendant tout le pélé et m’a permis de nouer des
relations solides de fraternité et de prière. Merci Esprit Saint ! Ensuite, j’ai eu la joie d’être admis aux côtés de Maximilien comme candidat au sacerdoce pour le diocèse de Meaux par notre évêque, Mgr Jean-Yves Nahmias, et je voudrai en dire quelques mots. Jusqu’à maintenant j’ai vécu trois années passionnantes, d’abord en Fondation Spirituelle, puis au séminaire, où, je dois l’avouer, je n’ai pas vu le temps passer ! Entre les richesses de la formation intellectuelle et spirituelle,
l’ambiance fraternelle au sein des maisons de formation, la diversité de la mission et des personnes rencontrées, pas de place pour la morosité ! Mais, ayant terminé mon cycle de philo, et arrivant bientôt à la moitié de ma formation, m’habitait la hantise de voir arriver une année « creuse », lassante, de « transition »... Eh bien « l’admission » a fait voler en éclats cette crainte ! Elle est venue « booster » et
renforcer mon désir de me donner pleinement au Seigneur pour le peuple de Dieu. Vivement la
rentrée ! D’autant que, pendant ce pèlerinage, les jeunes du SDV m’ont posé plein de questions théologico—‐gazeuses qui m’ont parfois laissé penaud ! Mes profs vont avoir du pain sur la planche ! Quand j’ai été admis à Saint-Paul-hors-les-murs, devant le tombeau de l’apôtre des nations, cette
« colonne de l’Eglise » au zèle et à la prédication missionnaires que l’on connaît, j’ai été pris comme d’un vertige spirituel ! Etre admis devant un tel bonhomme, cela remue les entrailles ! Et, même temps, je me suis senti porté par un flot de grâces, cette parole venant à mon cœur : « Courage, je suis avec toi ! » La grâce qui prend les tripes !

Ce pèlerinage m’a réconcilié avec « l’Eglise hiérarchique » ou « institutionnelle », celle qui, vue de loin, pour moi de France peut, médias aidant, me sembler loin de « l’odeur des brebis » (pape François) et gangrenée par les mondanités et le souci de
l’apparence... Deux choses ont transformé mon regard : d’abord, avoir vu le pape François de très près et, plus encore, avoir été saisi par la qualité de présence, d’attention et de regard dont il fait preuve.
Au terme de l’audience, le pape a pris pratiquement deux heures de son agenda pour saluer la foule massée autour du podium, jeunes mariés, religieuses, laïcs, et, tiens, un groupe du diocèse de Meaux ! Cela m’a
profondément marqué et a constitué pour moi un véritable témoignage d’un cœur de pasteur. Durant toute sa présence sur la place Saint-Pierre, il régnait un climat bon enfant, de grande simplicité et un recueillement profond. Ensuite, nous avons été reçus chez le théologien de la Maison pontificale. Cet homme nous a reçus chez lui, au cœur de la cité vaticane, nous a offert le goûter et a consacré plus d’une heure à répondre à nos questions. Cette simplicité d’accueil et d’hospitalité m’a profondément marqué et a changé mon regard sur « le Vatican ».

Enfin, je sais que vous nous avez suivis via le site internet, que vous avez prié et que vous étiez unis à nous par la pensée. Je voudrai vous en remercier du fond du cœur. Nous savoir accompagnés par nos frères prêtres et diacres du diocèse fait un bien immense ! Avec les autres, nous nous sommes sentis portés ! Soyez assurés de ma prière.

Bien fraternellement,
Jean-Baptiste

Témoignage de Maximilien

La première étape du pèlerinage fut l’envol. Pour cette équipe aux situations diverses, ce fut l’occasion de se présenter et de commencer à s’apprivoiser.

Après une première nuit au séminaire pontifical français de Rome, suivie de son petit-déjeuner, la visite allait commencer. Tout d’abord, il fallait planter le décor. Guidé par le père Guillaume de Lisle (curé de Melun), le groupe est allé visiter les fouilles des forums romains, et s’est alors dévoilée une Rome antique, dans sa gloire, et encore non chrétienne. Un des endroits qui a marqué l’entrée dans ce pèlerinage fut certainement le lieu présumé de l’emprisonnement de saint Pierre, à proximité des forums : en plus de faire sentir la force redoutable de cet empire, il permet une rencontre avec la personne de saint Pierre, et va même jusqu’à être une véritable catéchèse, une présentation de la foi en Jésus Christ Fils de Dieu.

Il est magnifique de pouvoir écrire que c’est cette dynamique qui a animé chaque étape de ce pèlerinage : chaque site était l’occasion d’explications historiques, artistiques ou encore cultuelles. Ces explications permettaient un renouvellement du regard. Et comment cela ? La différence est au niveau du regard spirituel : le père Guillaume permettait aux auditeurs de passer de ces différents niveaux de lecture, au niveau de la rencontre avec un témoignage de foi ou de vie. Et c’est en particulier par les temps de prière, ou davantage encore par les messes célébrées sur ces lieux que la visite quittait le sentier du tourisme pour devenir pèlerinage : proposition de conversion au contact de témoins vivants de la foi. Après la prison de saint Pierre, ce fut la basilique de saint Clément, puis la chambre de saint Ignace. Le lendemain, la catacombe de saint Sébastien et les fouilles de la tombe de saint Pierre sous la basilique du Vatican, ainsi que la tombe de saint Paul à Saint-Paul Hors Les Murs, sans oublier le temps consacré devant les reliques de la Passion en l’église Sainte Croix de Jérusalem.

En plus des rencontres avec des témoins plus anciens, il y a eu la messe sur la tombe de saint Jean-Paul II (témoin moins ancien), et l’entrevue avec le Pape. Le Pape, à l’invitation de Mgr Nahmias, fit, un détour pour saluer ces pèlerins bruyants et aux visages sympathiques.

Comme point d’orgue de ce pèlerinage vocationnel, il y eut l’admission comme candidats au sacerdoce de Maximilien Maurice et de Jean-Baptiste Pelletier. Rendons grâce pour les merveilles opérées pendant ce pèlerinage, et prions pour tous ceux qui, dans notre diocèse et ailleurs en France, ont besoin de courage pour répondre à l’appel de notre Seigneur.

Maximilien